Gallica: Contes de fées numérisé

Avec Perrault les contes deviennent un véritable genre littéraire
(image: BnF)

Avec l’automne, revient le temps des veillées au coin du feu. Pour les animer, Gallica a numérisé les contes de fées traditionnels. Des Mille et une nuits aux contes de notre enfance, la tradition orale a laissé la place à l’écrit.

Qu’il s’agisse des publications de Charles Perrault (1628-1703) et ses contes de Ma mère l’Oye (1695) de Madame Leprince de Beaumont (1711-1780) jusqu’aux éditions des frères Grimm, Jacob (1785-1863) et Wilhelm (1786-1859), toutes ces histoires, qui font partie de notre imaginaire collectif, ont d’abord été racontées à la veillée.

Le pouvoir des fées comme Mélusine ou celles de la Belle au bois dormant autant que la cruauté dans Barbe Bleue ou le Petit Poucet ont marqué petits et grands. De l’imagerie d’Epinal aux éditions illustrées par Gustave Doré, les contes ont inspiré de nombreux artistes mais également le théâtre, l’opéra ou encore le cinéma.

Le colloque organisé à la BnF a rendu hommage aux frères Grimm mais aussi aux éditions d’Alexandre Afanassiev, et d’autres encore, dont on peut retrouver la trace dans de nombreuses revues.

Théâtre de la Gaité. Le Chat botté.Affiche:Jules Chéret (Image: BnF)

Le conte de fées trouve ses origines dans des mythes et des légendes aux motifs universels. Resté longtemps dans la tradition orale, il se transmet de bouche à oreille par des générations de conteurs lors de veillées populaires et familiales. Le merveilleux imprègne la littérature médiévale, présentant déjà quelques éléments féeriques.

Si les premiers contes écrits apparaissent en Italie à la Renaissance, c’est avec Charles Perrault que naît un véritable genre littéraire. Les fées sont à la mode dans les salons : les “contes de bonnes femmes” deviennent “contes de précieuses”.

Cette vogue connaît un renouveau au XVIIIe siècle avant que le chevalier de Mayer ne dresse le “tombeau” des fées à la veille de la Révolution française. Parallèlement à la collecte scientifique des contes populaires allemands entreprise par les frères Grimm, la création littéraire même se renouvelle au XIXe siècle avec Andersen et le romantisme, culminant à la suite de Lewis Caroll dans de véritables romans féeriques.

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blog voor de Collectie Romaanse Talen van de Universiteitsbibliotheek van de UvA (universiteit van Amsterdam)
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