Nouvelle acquisition: “Les graffitis de Chambord”, d’Olivia Elkaim

Ce livre est le premier roman d'Olivia Elkaim

Le primer roman d’ Olivia Elkaim, ‘Les graffitis de Chambord’, est une nouvelle addition à la Bibliothèque PC P.C. Hoofthuis.   Publié en France en 2008, ce livre raconte l’histoire de trois générations. Il y a Isaac, le grand-père, écrivain et résistant, membre du groupe Chambord, déporté à Auschwitz.  Il y a Simon, son fils, essayiste, qui a entrepris de relever l’ensemble des graffitis laissés par les résistants à Chambord. Il y a Trevor, banquier de quarante-six ans qui, à la mort de ses parents, passe ses dimanches à pleurer. Une lettre va changer sa vie.

“Olivia Elkaim remonte la mécanique cassée d’une famille qui s’éteint. À travers Trevor, dernier des Rosenwicz, elle délivre le désespoir muet d’un fils qui ne sait pas comment «rendre hommage aux traces» laissées par ses pères.” Nathalie Six – Le Figaro du 12 novembre 2008

Le premier roman d’Olivia Elkaim ‘Les graffitis de Chambord’ est une “quête de souvenirs familiaux dans les strates du passé pour mieux relever l’importance de la mémoire dans la construction de soi. Un roman très abouti signé par une écrivain hyperactive, visiblement ravie de cette nouvelle aventure éditoriale”, (Source: evene.fr.)

Interview avec Olivia Elkaim

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Deux passage du livre:

« Au printemps 1940, une chaleur lourde, humide, s’était abattue sur Chambord, figeant les mouvements, les envies, pétrifiant les feuilles des arbres et les lierres gras, verdoyants, sur les murs des maisons. Il était trop tard pour retourner à Paris. C’était la guerre. Les lignes de chemin de fer, les routes, les ponts étaient bombardés. C’était la défaite. En juin, des milliers et des milliers de Parisiens, de gens du Nord, déferlaient sur les routes en un immense exode.» 

«A quinze ans, il avait posé la question à son père. C’était juste avant de se coucher, au pire de l’hiver. La nuit était tombée à cinq heures, il faisait un ‘froid de Pologne’, comme disait Sarah. Trevor avait posé la question à son père, surgie de nulle part, de nulle envie en particulier, juste la curiosité de savoir qui était Dora. Simon et Trevor étaient debout, dans le couloir, juste avant de se coucher, là où sont rangés les livres maintenant. Trevor avait entendu sa mère se figer. Le silence avait duré quelques secondes, un très long silence, et son père avait dit : ‘Elle fait partie des disparus.’ Il l’avait dit en balayant l’air de sa main et s’était immédiatement retourné. Trevor avait vu sa silhouette s’éloigner dans le long couloir, un peu voûtée, enveloppée dans son vieux peignoir vert strié de blanc.
Les disparus. Fin de la conversation.»

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blog voor de Collectie Romaanse Talen van de Universiteitsbibliotheek van de UvA (universiteit van Amsterdam)
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